Edmonotone
Si monotone rime avec Edmonton, ce n’est pas pour rien. Sûrement nous y avons rajouté du notre, mais le froid qui cimente et les tours aberrantes compressaient nos petites philosophies bucoliques. Bien que la neige neigea quelques jours, le dominant Chinook la fit fondre. Tant et si bien que cette manne hivernale ne subsista que très peu. 10 décembre, journée de notre départ d’Edmonton, la température était incapable de compenser pour l’esprit festif qui doit nous envahir en cette annuelle phase. Malgré que les haut-parleurs racontaient la Sainte Fête, nous fûmes incapables de se plonger dans l’ambiance prévue, notre mélancolie étant plus profonde que toutes les chansons de Brel ensemble. Ce qui explique notre longue procrastination bloguieste. Quoi qu’il en soit, nous voilà repartis pour le dernier droit avant le retour. L’Internet pleine vitesse dont nous disposions nous absorba jusqu’à la moelle tant et si bien derechef, que mis à part la piscine, aucune autre activité ne nous intéressait. Vu la longueur de notre séjour au sein de cette cité, notre perception changea. Aussi, se nourrir semblait difficile et nous nous organisâmes autrement. Voir : photo. Alors, les activités possibles furent télé, piscines, ordi, ordi et même ordi.
Aujourd’hui le pendule semblait reprendre de la vitesse car nous partions. Et bien sur le moral suivi.