Bon.

Publié le par Emilo

Alors voilà.

Comme l’envolée et le landing s’étaient bien passés, il ne me restait plus qu’à aller aplatir mon squelette garni de gras festif à mon hôtel, un vigoureux Econo Lodge. Heureusement, avisé comme un ministre des finances, j’avais réservé et avais pris également soin de noter mon numéro de confirmation, au-cazou. Arrive-je donc au lieu susdit.

Bonjour, m’exclamai-je dans un anglais vague, moi être étranger et avoir un chambre pour la 8 jours. Et dans l’élan je déclinai mon nom d’un sourire allègre. Ben v’là-t-y pas qu’ils sont pas au courant de ma réservation. De plus, la grande Megan, blondasse de premier ordre avec décorations, semble être nouvelle dans l’endroit et son patron, indien de l’Inde, est très mélangé avec le parler. C’est peut-être qu’il ne porte pas son turban magique qui le connecte sur ses voix spirituelles. Enfin.

Tout de même, en tant qu’hôteliers ne voulant pas recevoir des insultes en français et surtout parce que c’est la saison morte, ils considérèrent ce qu’ils pouvaient faire. Le dieu des scouts, Bédaine Pot-Aile, m’aime encore et il ne veut pas me voire faire de la survie sous un viaduc : une chambre avec cuisinette est libre. Génial. Elle me fournit donc la fameuse fiche d’enregistrement à remplir en me demandant ma cwréditte-câwrd.

Comme c’est de coutume dans les chaînes d’hébergement comme celle-ci, il faut faire une empreinte de la carte de crédit. C’est un rituel qui n’engage rien sauf l’âme. Tout simplement, je dit : Ok, mais moi payer sur Interac carte. (Notez la finesse de la syntaxe !) Pas de problème, fit-elle en remontant ses lèvres sous son nez et en hochant la tête d’un long mouvement vertical. L’instant d’après, encore sonné et stressé par le fait que ma réservation n’ait pas été comprise, je signai le papier confirmant que je payais pour 8 jours avec ma carte de crédit. Oups, se surpris-t-elle, tu voulais payer avec ta carte. Euuuuuuuuuuuuh, figeai-je, not bin bin grave. J’étais trop vidé pour argumenter.

Bon. Sourire à Mégan. Faire une farce. Prendre clé. Stationne auto. Ouvre porte. Éfouère lit. Yé.

Téléphone sonne. C’est la Megan de tantôt qui s’excuse, toute mielleuse et prête à tourner en sucre, que, finalement, je n’avais jamais rempli ma fiche d’inscription : elle l’avait retirée du comptoir en prenant ma carte de crédit.

Bon. Marche réception. Sourire à Megan. Remplis carte. Faire une farce. Sourire à Megan. Retourne chambre.

Enfin, tout est en ordre, je tremble ma main dans ma poche et n’y trouve pas ma clé. J’entends cette dernière rire de moi sur la table dans la chambre. Je génuflexe sous l’humiliation.

Bon. Marche réception. Faire chier Megan. Parler en français. Demander clé. Pas faire de farce. Marche chambre.

Ok. Je suis sur mon lit et je dors presque en recomptant dans ma tête les jours à pieuter ici. Zut, j’ai oublié une journée. J’ai 9 jours à passer ici, pas 8. J’ai vraiment agi en ministre des finances.

Bon. Marche réception. Paye une journée. Frappe Megan. Marche chambre.

Dodo.
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Publié dans emilo

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D
Ouh!lala,,,,Nous sommes encore dans la tempête, cher Emile-O..J'arrive de la librairie, et  j'ai  traversé  les vagues de neige sur la 132...une fois de plus...<br /> Ah! comme la neige a neigé....Et à Rivière-du-Loup aussi, je pense...<br /> Bonne fin de samedi...Je t'embrasse bien fort....<br /> Môman<br />  
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Ã
C'est vrai j'ai oublié mon panache...<br /> Mais c'est probablement un oubli inconsciemment volontaire. Oublier quelque chose dans un endroit que l'on quitte à regret c'est un peu se promettre de revenir au plus vite. En plus je crois que rose serait parfait pour ce magnifique couvre-chef. Ça me fera presque des oreilles de lapin. Splendide.<br /> J'ai bien pensé à vous sur le rang Tartigou avant-hier au soir. La maison devait effectivement en chanter un coup. Même chez-moi dans cette grotte de demi sous-sol le vent se faisait entendre. Les bourrasques de slush dans mes fenêtres me laissaient penser que j'étais en pleine guerre des tuques. Troublant.<br /> Une semaine de terminée. Dans cinq semaines vous prenez la route vers chez-vous M. Desgens.
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M
Et ouais le retour du beau temps et en même temps, la chasse au érables peut enfin réaparaître. Outre ma formation sans embûche, il vient enfin le temps de m'attaquer à ces bêtes sans défence afin de les faire saigner l'hydromel servant à mettre le Québec sur la map des amateurs de crêpes. Mais à part le soleil, rien ne pourrait faire frémir la «Une» du journal de Québec.<br /> Good nigth pals!<br /> Math
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D
Ouffffffffffffff..<br /> Nous voilà enfin sortis de 24 hres de vents violents et de 24 hres sans électricité. Ca, c'est bien agréable...lampes à l'huile, chandelles...le silence, sauf les poêles à bois qui ronronnent et le chant du vent au dehors..et crois-moi, fils, il ''poussait '' fort sa chanson. Parait qu'il y a eu des pointes de 106 kil à l'heure..sur une maison de 106 ans..C'est la maison qui a gagné...<br /> Et toi, as-tu apprivoisé ton hôtel?....Et Mégan?..hé!hé!<br /> Élise, tu as oublié tes'' bois'' de renne de Noël...Je te les garde pour Pâques...Je vais les teindre roses...<br /> Bonne nuit, mon cher Emile-Olivier,,,je m'ennuie déjà....<br /> Bonsoir Mathieu sur ton mont Bélanger...Et bonsoir Elise..xxx<br /> Et bonne nuit à tout le monde<br /> Danielle
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