Monsieur Lubrifiant

Publié le par Emilo

Vendredi, j’ai été faire reconstituer mon vitrage par une firme professionnelle : Speedy Glass. J’étais toujours dans la sécuritaire et avenante ville de Surrey. Je laisse donc mes clés au prévenant garagiste qui m’indique que ma voiture sera prête dans une heure. Génial, ça me donne un instant ou deux pour aller griller les quelques lipides qui s’empilent dans ma panse.
 
À l’occasion de cette bonne balade, j’en profitai pour clichéifier (ce mot n’existe pas) les environs. Il y avait un garage avec un drôle de slogan.
 
Mr. Lube : Doing it right. Before your eyes.
(M. Lubrifiant : On fait ça comme il faut. Devant vos yeux.)
 
Toujours est-il que je prends une photo. Et je continue ma route. Clopin-clopant, je parviens à un magasin de musique où j’obtiens quelques partitions, des cordes de guitare et un harmonica. En poursuivant mes déambulations, j’essaie d’apprendre les rudiments de l’harmonica. Et je repasse devant le M. Lube. Moi, tout innocent, artiste inconscient, soufflant, tirant dans mon harmonica, je ne remarque pas qu’un gros type me suit.
 
Il m’interpelle.
 
- Hey ! Tu passes une belle journée ?!
(Je me retourne. Le gros type est vêtu d’une seule pièce bleu marin et porte des gants en caoutchouc. Bon. Un fucké.)
 
- T’as une belle caméra.
(Bon. Un voleur fucké.)
 
- T’as pris des photos de nous autres.
(Bon. Un voleur fucké paranoïaque. Je vais y répondre avant qu’il me morde. Mais c’est à cet instant que je remarque sur son une-pièce-avec-ceinture-bleu-ténébreux le logo de Mr.Lube. Je compris.)
 
- Oui j’ai pris des photos du garage, je trouvais le slogan un peu drôle.
(J’ajoutai à cela un petit rire nerveux pas convainquant.)
 
- C’est-y pour un travail pour l’école c’est pourquoi ???
(Il sifflait, suait, criait, vibrait et semblait prêt à me broyer)
(Pour ma part, derrière mes lunettes fumées de tueur, je pensais à… à… bin mon cœur battait 12 fois plus vite que d’habitude. J’essayais de respirer entre chaque battement : très difficile.)
 
- Non c’est parce que je suis en visite ici.
( À ce moment, il comprit mon accent français. Et s’est détendu.)
 
- C’est qu’on s’est fait défoncer cette semaine et tu nous a fais peur. C’est un endroit avec un haut taux de criminalité ici.
(Quoi ?! Toi aussi ?! C’est quoi cette ville de fou ? Je sacre mon camp d’ici !)
 
- Ok, then !
 
Je m’en fus. J’ai recouvré ma bagnole et je suis reparti vers Vancouver. Non, mais sérieusement. Pourquoi personne ne m’a informé de la criminalité de cet endroit ? « J’ai un motel à Surrey. » « Ah c’est cool. » Et depuis que je me suis fait voler : Oui c'est la place la plus criminelle! (C'est quoi le problème avec les gens et leur franchise??? Pourquoi personne ne dit ce qu'il pense sur le moment ? Les choses seraient tellement plus simples pour tout le monde. ... Non?)
 
Bref, je suis parti.
 
Maintenant, Richmond. 5 km au sud de Vancouver. Pratiquement la même ville.
 
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J’ai été au musée d’anthropologie, qui parle de ce que les hommes ont fait avant aujourd’hui. Plein de masques, de statues, d’ours qui protègent l’entrée, d’indiens sculptés tout nu (pour vous les filles) et bien sur plein de totems. Comme c’est un musée d’anthropologie, il y avait des trucs de tous les continents. Un truc qui m'a semblé intéressant : peu importe la tribu ou la peuplade, que ce soi indien ou néo-guinésien, chaque affluence ethnique semble avoir une tendance pour les masques.
 
 
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Publié dans emilo

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S
bravo . vive les aventures d'Emile au canada<br /> on remarquera notemment dans ces contrées lointaines que bouhda n'a plus de ventre ... c'est donc le régime sec dans le grand ouest canadien ????
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